« J’aime Radio-Canada » à Ottawa pour dénoncer le copinage à Radio-Canada. 

Ottawa, le 4 juin 2015 – Les représentants de la campagne « J’aime Radio-Canda » et du SCFP se sont rendus au Parlement à Ottawa ce matin pour dénoncer les compressions et le copinage à Radio-Canada.

Photo parlement« En sachant que 9 des 11 membres du conseil d’administration de Radio-Canada ont contribué au parti conservateur, on comprend mieux d’où viennent les décisions idéologiques qui menacent la survie du diffuseur public » a expliqué Denis Bolduc, porte-parole de la campagne « J’aime Radio-Canada » et secrétaire-général du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP-Québec). « Pour renforcer l’indépendance de Radio-Canada et empêcher qu’on vende nos acquis au privé, il faut mettre un terme au copinage ».

Infographique La loi prévoit que le gouvernement puisse nommer les membres du conseil d’administration de la société d’État.
« C’est avec un CA noyauté de conservateurs qu’on prend des décisions irréfléchies et coûteuses comme tenter de vendre la maison de Radio-Canada au privé » a expliqué Isabelle Doyon, présidente du SCFP 675, qui représente les employés de bureau à Radio-Canada. « Heureusement que le SCFP ait su se mobiliser et rallier le NPD et les libéraux pour stopper ce projet irresponsable qui a déjà trop coûté aux contribuables ».

Un rapport de l’Unesco explique que pour protéger l’indépendance des diffuseurs publics, ceux-ci doivent être à l’abri de toute interférence politique. Au Canada, cela nécessiterait donc un changement à la loi.

« Le SCFP continuera de travailler avec les partis d’opposition pour développer un modèle de nomination qui permettra de maintenir un CA fort et neutre qui se joindra à nous pour lutter contre le démantèlement de ce patrimoine. »