Si Radio-Canada n’existait pas, il faudrait l’inventer. Puisqu’elle existe, sauvons là ! Claude Deschênes

Si Radio-Canada n’existait pas, il faudrait l’inventer. Puisqu’elle existe, sauvons là !

Claude Deschênes a travaillé à Radio-Canada en tant que journaliste pendant 33 années.

Il a traversé une multitude de changements technologiques et vu la société se transformer.   Il a assez d’archives pour faire une série sur l’extraordinaire évolution de la culture québécoise depuis un quart de siècle.

Malgré son sens de la rigueur, son indépendance et son intégrité, il constate que l’espace accordé à la culture rétréci…et cela l’inquiète.

 

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J’aime Radio-Canada fait sortir la ministre Glover de son discours officiel

Lundi dernier des représentants de la campagne J’aime Radio-Canada se sont rendus à Ottawa afin d’assister à la comparution de la ministre du Patrimoine et des Langues officielles, Shelly Glover, devant le Comité permanent du patrimoine.

Fidèle à ses habitudes, la ministre a encore refusé que le gouvernement conservateur porte le blâme des compressions à répétition imposées à CBC/Radio-Canada. Pourtant, les coupes de 115 millions dans le financement public de la SRC ont mené à la disparition d’émissions et à la suppression de quelque 2000 pos tes depuis 2012.

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Lorraine Pintal – femme de parole –  aime Radio-Canada

De Molière à Claude Gauvreau en passant par Sartre, Brecht, Dubé et Ducharme, Lorraine Pintal a porté à la scène un nombre impressionnant d’auteurs marquants. Directrice du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) depuis 1992, elle a su promouvoir la dramaturgie québécoise tout en remettant l’institution montréalaise sur les rails de la rentabilité.

À la télé, elle a réalisé plusieurs séries (Montréal P.Q.), téléromans (Le grand ramous) et téléthéâtres (Hosanna). Comme comédienne, elle a touché au théâtre (Madame Louis 14), au cinéma (Congorama) et à la télé (Deux frères). De 2008 à 2011, elle a aussi été à la barre de l’émission littéraire Vous m’en lirez tant à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Elle est entièrement et passionnément Radio-Canada !

 

Edgar Fruitier, autodidacte érudit et mélomane connu et reconnu adore Radio-Canada !

Edgar n’a certes plus besoin de présentation. Du Pirate Maboule à Toc Toc, sa carrière couvre près de 60 ans de présence sur scène, à la télévision, à la radio et au cinéma. Autodidacte érudit, mélomane connu et reconnu, il a commencé il y a plus de cinquante ans une collection de disques gigantesque. Il anime tous les samedis à Radio-Canada, la plus importante émission consacrée à la musique classique. Ses quatre coffrets, Les Grands Classiques d’Edgar ont connu auprès d’un public très large un succès sans précédent et se sont vendus à près de 225 000 copies.

JOURNÉE DE DEUIL POUR RADIO-CANADA – JE ME SOUVIENS 10 AVRIL 2015

JRC Noir

Nous n’avons pas oublié le 10 avril 2014 lorsque Hubert T. Lacroix a annoncé la mise à pied de plus de 657 collègues radio-canadiens. Depuis un an, c’est plus de 1300 personnes qui ont perdu leur emploi à Radio-Canada, la pire année depuis l’élection du gouvernement conservateur.

C’est pour ces raisons que le vendredi 10 avril 2015, tous les employés de la Société Radio-Canada vous invitent à vous habiller en noir afin de porter le deuil avec eux.

Vous pouvez aussi vous prendre en photo et partagez les images de vous et vos collègues sur les réseaux sociaux à l’aide les mots-clics #rcendeuil et #cbcfadetoblack

Des raisons idéologiques du Parti conservateur motivent ces abolitions de postes. Jamais le PDG Hubert T. Lacroix n’a daigné défendre publiquement le diffuseur public, comme d’autres l’ont fait avant lui.

Les nombreux départs ont non seulement fait perdre une expertise inestimable à Radio-Canada, mais ont également causé une surcharge de travail inacceptable aux artisans qui sont toujours à l’emploi.

Les employés de la Société Radio-Canada continuent malgré tout, jour après jour, à effectuer un travail d’un professionnalisme irréprochable…Mais combien de temps pourront-ils tenir encore?

Mara Tremblay porte en son Coeur Radio-Canada !

À la fois mélancolique et lumineux, pétillant et apaisant, la musique et le son de Mara Tremblay prend racine dans le rock et le folk, se baladent dans la pop et la chanson française et grandissent dans la modernité. Avec une poésie mature et plus soignée que jamais, une chanteuse en pleine possession de ses moyens et inclassable nous livre son témoignage à l’égard de Radio-Canada.

Sur quelle base décide-t-on des compressions à la SRC?

C’est la station de Moncton, au Nouveau-Brunswick, qui semble la plus touchée à la suite des compressions annoncées la semaine dernière par la direction de Radio-Canada.

150402 Photo_Station MonctonEn effet, sur la centaine d’emplois coupés au réseau français, dix postes sont supprimés à Moncton, au Nouveau-Brunswick. C’est 10 % des coupes dans une seule des 27 stations de télévision de la SRC! Il n’y a rien là pour rassurer les gens de l’Acadie et des communautés francophones des quatre provinces du Canada atlantique sur le niveau de service qui leur sera offert par le diffuseur public…

Il faut savoir que Moncton est la seule station de télévision de Radio-Canada à desservir l’Est du pays en français. Or, pour couvrir l’actualité dans cet immense territoire, il faut des gens. Une armée d’employés comme le disait Patrice Roy lors de l’assemblée publique annuelle de Radio-Canada, en novembre dernier.

On discutait alors de la nécessaire transformation numérique de la SRC et de la difficulté à orchestrer ce changement technologique alors que le nombre de travailleurs pour le mettre en place diminue sans cesse. On avait cité en exemple le virage numérique du quotidien montréalais La Presse, réalisé grâce à une injection substantielle d’argent et une augmentation du personnel de rédaction.

À Radio-Canada, c’est le contraire : le financement public et les revenus publicitaires sont en baisse, alors on se départit du personnel pour dégager une marge de manœuvre budgétaire. Cette dernière permet d’investir dans les nouvelles technologies, mais ce faisant, on sacrifie la quantité ou la qualité de la programmation actuelle…

À la station de Moncton – qui produit également des émissions de radio et du contenu pour le Web –, on a perdu 18 % du personnel de production en un an. Un employé sur cinq a perdu son emploi. Ça veut dire qu’il y a forcément moins de gens sur la route pour couvrir les histoires de ce coin de pays et moins de temps pour faire la recherche, pour trouver des intervenants, pour assurer aux citoyens une information complète et équilibrée.

Même si ce ne sont pas les journalistes qui ont été les plus nombreux à perdre leur emploi dans la dernière année à Moncton, il n’en demeure pas moins qu’ils sont durement touchés par la situation actuelle. Avec 35 % moins de personnel technique que l’an dernier, les journalistes doivent maintenant se charger de la faire leur propre montage ou leur propre mise en ondes, ce qui leur laisse moins de temps pour le travail journalistique, pour vérifier leurs sources.

Radio-Canada est presque à mi-chemin de son objectif de 1500 postes à abolir d’ici 2020. Il ne faudra donc pas s’étonner de la baisse de la quantité ou de la qualité des nouvelles et des émissions locales si rien n’est fait pour arrêter cette purge!

Quand on pense qu’un diffuseur public est avant tout destiné à servir l’intérêt des citoyens, on peut s’inquiéter du fait que Radio-Canada soit en train de manquer le bateau. Le gouvernement devrait s’en rendre compte et à tout le moins assurer un financement adéquat de la transformation technologique actuelle afin que les employés de Radio-Canada cessent d’être utilisés comme une vulgaire marge de crédit.

 

Une autre étape pour le Costumier

Après les centaines d’emplois supprimés la semaine dernière par la direction de la SRC, c’est aujourd’hui que Radio-Canada doit officiellement fermer le Costumier. Les employés qui y travaillaient encore malgré la fermeture des locations de costumes au public, le 5 décembre dernier, doivent être licenciés ou déplacés dans d’autres fonctions.

On ignore toujours ce qui adviendra de la majeure partie des 90 000 costumes et accessoires de l’entrepôt de Radio-Canada. Plusieurs des personnalités qui ont participé à notre campagne vidéo ont toutefois souligné l’importance que ces costumes ont eue dans leur enfance et dans le développement de leur imaginaire.

J’aime Radio-Canada profite de cette journée pour rendre hommage aux employés de notre diffuseur et producteur public, car comme le souligne Marie Grégoire, pour créer des émissions, il faut des équipes dévouées aux multiples talents : « Des maquilleurs, des coiffeurs, des recherchistes, des perchistes, des caméramans, des techniciens : des gens qui se passionnent à livrer un produit de qualité. »

 

 

« Démanteler Radio-Canada, c’est affaiblir notre identité collective » Sylvain Lafrance

Bien connu dans le monde des communications, tant au Québec qu’à l’étranger, Sylvain Lafrance a fait une longue carrière à Radio-Canada et en a dirigé l’ensemble des services français radio-télévision-Internet de 2005 à 2011. Il est à l’origine de plusieurs créations dont la populaire plateforme TOU.TV. Il est professeur associé et directeur du « Pôle Médias et Management » à HEC Montréal.

« Démanteler Radio-Canada, c’est affaiblir notre identité collective et notre capacité de comprendre et de construire le monde »

                                                                                                                                                                                       Sylvain Lafrance