Sophie Cadieux: «Radio-Canada, c’est la possibilité de préserver ma francophonie, ma langue»

Sophie Cadieux a su faire sa marque comme comédienne autant au cinéma, qu’au théâtre et à la télévision.

Dès 2002, elle hérite du titre de recrue de l’année sur la patinoire de la Ligue nationale d’improvisation. Si Watatatow lui vaut un Gémeau dans la catégorie jeunesse, c’est surtout l’imprévisible Clara de la série Rumeurs qui la fait connaître du grand public. Elle souhaite que Radio-Canada conserve son rôle vital de diffusion de la culture, de l’information et de la nouvelle.

Gabriel Malenfant: Radio Radio n’existerait pas, sans Radio-Canada

Le duo de rappeurs acadiens Radio Radio formé par Gabriel Louis Bernard Malenfant (N.-B.) et Jacques Alphonse Doucet (N.-É.) s’est fait connaître en maniant la langue française avec créativité, essuyant même certaines critiques au passage, en raison de l’utilisation de termes en anglais et en chiac.

Avec leurs airs accrocheurs à saveur hip-hop teinté d’électro, Radio Radio est devenu un incontournable de la scène musicale, se produisant aux FrancoFolies de Montréal, au Festival d’été de Québec, ainsi qu’à plusieurs festivals aux États-Unis, en France et en Belgique.

Mais comme le dit Gabriel Malenfant: « Radio Radio n’existerait pas, si Radio-Canada n’avait pas été là».

Jean Maheux: «On n’a pas les moyens de se priver de Radio-Canada»

L’acteur et chanteur québécois Jean Maheux incarne depuis plusieurs années le mémorable personnage d’Henri dans l’Auberge du chien noir, la seule production qui est restée entièrement radio-canadienne. Parallèlement à sa carrière au cinéma et à la télévision, il est aussi connu pour sa multitude de rôles dans des comédies musicales au Québec. «Tout ce que représente la culture de Radio-Canada, ça a été fait par nous et ça nous a fait. Et je pense qu’on n’a vraiment pas les moyens de s’en priver,» s’exclame Jean Maheux.

Damien Robitaille: «Sans Radio-Canada, on manquerait de saveur»

Damien Robitaille est un enfant de Radio-Canada. Le musicien franco-ontarien a fait carrière principalement au Québec. À ses dix-huit ans, sur les conseils de son professeur de musique, Damien Robitaille a décidé de se tourner vers la composition en français et a enregistré son premier disque. Avec 5 albums à son actif, plusieurs nominations festivalières et de nombreuses distinctions comme, par exemple, le premier prix aux Francouvertes de Montréal ou plusieurs autres au Gala des prix Trille Or, ce choix a clairement porté fruit. Aujourd’hui, Damien Robitaille reconnaît que c’est grâce à Radio-Canada qu’il parle encore français, chante en français et vit en français. «Sans Radio-Canada, on manquerait de saveur,» lance-t-il.

Plus de 70 000 fois merci!

Deux volumineuses pétitions en appui à Radio-Canada et à son financement ont été déposées à la Chambre des communes, la semaine dernière.

Le porte-parole du NPD en matière de Patrimoine, Pierre Nantel, a présenté une autre tranche de sa pétition lancée en 2014. Cette dernière réclame que le gouvernement puisse garantir « …un financement stable, pluriannuel et adéquat à notre diffuseur public afin qu’il puisse assurer son mandat pour tous, dans toutes les régions du pays. » La campagne J’aime Radio-Canada, le SCFP ainsi que plusieurs syndicats affiliés au Congrès du travail du Canada (CTC) comme les Métallos et la Guilde canadienne des médias (GCM) ont participé à la signature de cette pétition.

Monsieur Nantel a annoncé, sur son compte Twitter, avoir amassé plus de 47 000 signatures jusqu’à maintenant.

Une autre pétition, lancée par la campagne Tous amis de Radio-Canada, a été déposée le même jour par le député de Forces et démocratie, Jean-François Fortin. Elle demande « …un moratoire sur les compressions à Radio-Canada et la tenue d’une commission parlementaire sur l’avenir du diffuseur et producteur public. » Le dépôt de la pétition a été précédé d’une conférence de presse à laquelle trois des partis d’opposition ont participé. Plus de 23 000 personnes ont signé cette pétition.

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Hans Marotte et Radio-Canada

Hans Marotte milite pour les droits des travailleurs et des sans-emploi depuis plus de vingt ans en tant que responsable des services juridiques au Mouvement action chômage. Outre les luttes qu’il mène pour améliorer le régime d’assurance-emploi, il est souvent appelé à commenter l’actualité dans différents médias sur les questions sociales et politiques, notamment à Tout le monde en parle. Il a aussi été chroniqueur à l’émission Médium Large sur ICI Radio-Canada Première2.

« J’aime Radio-Canada » à Ottawa pour dénoncer le copinage à Radio-Canada. 

Ottawa, le 4 juin 2015 – Les représentants de la campagne « J’aime Radio-Canda » et du SCFP se sont rendus au Parlement à Ottawa ce matin pour dénoncer les compressions et le copinage à Radio-Canada.

Photo parlement« En sachant que 9 des 11 membres du conseil d’administration de Radio-Canada ont contribué au parti conservateur, on comprend mieux d’où viennent les décisions idéologiques qui menacent la survie du diffuseur public » a expliqué Denis Bolduc, porte-parole de la campagne « J’aime Radio-Canada » et secrétaire-général du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP-Québec). « Pour renforcer l’indépendance de Radio-Canada et empêcher qu’on vende nos acquis au privé, il faut mettre un terme au copinage ».

Infographique La loi prévoit que le gouvernement puisse nommer les membres du conseil d’administration de la société d’État.
« C’est avec un CA noyauté de conservateurs qu’on prend des décisions irréfléchies et coûteuses comme tenter de vendre la maison de Radio-Canada au privé » a expliqué Isabelle Doyon, présidente du SCFP 675, qui représente les employés de bureau à Radio-Canada. « Heureusement que le SCFP ait su se mobiliser et rallier le NPD et les libéraux pour stopper ce projet irresponsable qui a déjà trop coûté aux contribuables ».

Un rapport de l’Unesco explique que pour protéger l’indépendance des diffuseurs publics, ceux-ci doivent être à l’abri de toute interférence politique. Au Canada, cela nécessiterait donc un changement à la loi.

« Le SCFP continuera de travailler avec les partis d’opposition pour développer un modèle de nomination qui permettra de maintenir un CA fort et neutre qui se joindra à nous pour lutter contre le démantèlement de ce patrimoine. »

Radio-Canada: La voix du Québec moderne

Tout au long de sa carrière qui s’échelonne sur 60 ans, Françoise Faucher a joué un rôle de premier plan dans le développement de la culture au Québec. Née en France, elle a participé à de nombreuses séries télévisées québécoises, joué dans plus de 150 pièces de théâtre à Montréal, en plus d’animer plusieurs émissions à la télé et à la radio.

Pour Françoise Faucher, de museler Radio-Canada, la voix du Québec moderne, c’est une aberration, voire un véritable scandale.

Nathalie Lambert: Radio Canada, la tribune du sport amateur

Nathalie Lambert, quadruple médaillée olympique et chef de mission des Jeux olympiques d’hiver de Vancouver, a trouvé le succès partout où elle est passée. Championne du monde en patinage de vitesse courte piste en 1991, 1993 et 1994, et en 2002 elle est intronisée au Panthéon des sports canadiens.

Au terme de sa carrière sportive, elle a travaillé dans le domaine des communications comme journaliste, analyste sportive, conférencière et auteure. … Lire la suite